Victor Hugo

Un article de Le petit narbonnais.


« …Le Languedocien criait Caoucagno ! Cocagne est le comble de satisfaction narbonnaise. C’était un demi-matelot, un naturel du village aquatique de Gruissan, sur le versant sud de la Clape, marinier plutôt que marin, mais habitué à manœuvrer les périssoires de l’étang de Bages et à tirer sur les sables salés de Sainte-Lucie la traîne pleine de poissons.

Il était de cette race qui se coiffe du bonnet rouge, fait des signes de croix compliqués à l’espagnole, boit le vin de peau de bouc, tette l’outre, racle le jambon, s’agenouille pour blasphémer et implore son saint patron avec menaces… »

                        L’Homme qui rit – Victor HUGO (1869)


"...au loin et bien avant
Dans les terres, il voit une ville très forte,
Ceinte de murs avec deux tours à chaque porte...
Et des mâchicoulis de forme sarrasine...
Au centre est un donjon si beau, qu'en vérité,
On ne le peindrait pas dans tout un jour d'été.
Sur la gauche est la mer aux grandes ondes bleues...
Quelle est cette cité près de cette rivière ?
Duc, tu ne m'as pas dit le nom de cette ville ?
- C'est Narbonne.
- Narbonne est belle, dit le roi."
(Aymerillot)