Ragondin

Un article de Le petit narbonnais.

Myocastor coypus

  • C’est un gros rongeur à la silhouette massive.On le trouve essentiellement dans les rivières lentes, les marais, les lagunes et les estuaires. Il aime les eaux stagnantes et envahies par la végétation. Quand les eaux s’assèchent, il gagne d'autres sites.

Il creuse des terriers dans les berges (entrée souvent à moitié submergée mesurant 20 cm de diamètre) atteignant 10 m de long. Le nid est formé d’herbes sèches dans un lieu sec, pouvant atteindre 1 m de haut dans les lieux humides.

Il a colonisé des régions telles que le marais Poitevin, la Camargue ou les Landes dans une moindre mesure. Il est maintenant présent dans les régions du sud de la France (Lot-et-Garonne, Pyrénées-Orientales, Aude, Gard, Tarn, Haute-Garonne,...) mais on le trouve également sporadiquement dans certaines régions plus au nord (sud de l'Île-de-France et Alsace notamment...).

Le ragondin est presque exclusivement végétarien, il s’alimente de graminées toute l’année. En été, il mange également des pousses de carex, des roseaux, des potamots, des rubaniers ou des sagittaires. En automne, le régime est également composé de fruits (nénuphars par exemple), alors qu’en hiver il consomme également des tubercules et des rhizomes. Il peut parfois manger des mollusques d’eau douce.

Origine

Cette espèce est originaire d’Amérique du sud et notamment de l'Argentine, la Bolivie, le sud du Brésil, le Chili, le Paraguay et l'Uruguay.

Raison de l’introduction

Le ragondin a été introduit en France au 19ème siècle en vue de l’exploitation pour sa fourrure. La valeur commerciale de sa fourrure, sa bonne adaptation aux conditions climatiques et son bon taux de reproduction ont grandement favorisé la multiplication des élevages en France. L’emploi d’enclos inadaptés a permis le retour à la liberté de beaucoup de ces animaux. À ces évasions s’ajoutent des lâchers volontaires par des éleveurs en faillite lors de la crise des années 1930.

Impacts

Le ragondin occasionne divers impacts sur la faune, la flore et les habitats naturels.

Les ragondins construisent un réseau de galeries au niveau des berges, ce qui entraine une dégradation et une mise à nu des berges favorisant leur érosion progressive ainsi qu’une instabilité des berges.

La prolifération du ragondin entraîne une consommation excessive de végétaux aquatiques, et donc une menace sur certaines espèces végétales aquatiques. De manière générale cette prolifération se fait au détriment des autres espèces animales présentes dans le milieu, puisque le ragondin contrairement aux autres espèces n’a pas de prédateur dans le milieu. La destruction des habitats causée par les ragondins menace les espèces d’oiseaux, de poissons et d’invertébrés.

Le ragondin occasionne également des dégâts aux activités humaines et notamment aux cultures (céréales, maraîchage, écorçage dans les peupleraies…). De plus, l’espèce peut également transmettre des maladies telles que la douve du foie ou la leptospirose.


Comme des poissons dans l'eau

  • Ils sont arrivés il y a trois ans dans l'Aude... Heureux comme des poissons dans l'eau dans les berges des canaux, Les marécages hébergent une population florissante de ces castors des marais, aux dents jaunes et à la queue de rat. Sans doute arrivés par le canal du Midi. Se sont des goulus et des infatigables tunneliers...
  • Ils font trois portés de cinq à huit petits par an, les ragondins s'installent pour durer.
  • Son prédateur le renard et le froid.
  • Ils sont considérés comme nuisible, ils perforent les canaux pour se confectionner de nouvelles galeries et ils se plaisent dans les hautes herbes»