Temple d' Hercule

Un article de Le petit narbonnais.


Sommaire

[modifier] Le temple d’Hercule

[modifier] Situation

  • Comme nous l’avons vu, le temple d’Hercule se trouvait près de la porte « Romana », à droite de l’axe de la «  Via Domitia », qui traversait la ville. On peut le situer aujourd’hui, au fond de la rue de l’Ancienne Porte de Béziers ou Porte Royale , tout près de la cour Janote, où il reste encore une fontaine, qui était sûrement celle qui, au temps des romains, recevait directement les eaux de l’Atax (l’Aude), canalisées par un aqueduc, comme on peut le voir sur un Plan de Narbonne dessiné par Tardieu en 1848, représentant le tracé de la ville sous l’Empire romain.
  • Certes nous ne pouvons pas certifier l’exactitude de ce plan, qui nous permet seulement de nous faire une idée très générale de l’emplacement des temples et des monuments de la ville du deuxième au cinquième siécle.. Il n’est nullement de notre intention, en effet, de vouloir reconstituer exactement la topographie de Narbonne à cette époque.

[modifier] Temple d'Hercule

  • On sait que les romains ont attaché beaucoup d’importance à la construction des temples et monuments à Narbonne en s’inspirant du modèle de ceux qui existaient à Rome, ce qui facilite notre travail de description.
  • Le temple d’Hercule à Narbonne, fut vraisemblablement construit sous Domitien. Comme celui de Rome, qu’on appelait aussi « temple de Vesta », il était de forme circulaire et composé de colonnes corinthiennes en marbre, soutenant une toiture ronde en terre cuite, formant un genre de chapiteau à l’intérieur duquel était construit le temple proprement dit. On devait y voir de nombreuses statues et peintures murales représentant des scènes agraires, ainsi qu’une statue d’Hercule le représentant sous les traits d’un homme robuste, une massue à la main et portant la dépouille du lion de Némée.

[modifier] Les sacrifices

  • Aucun texte connu nous décrit les sacrifices, ni les prêtres romains ou narbonnais qui officiaient dans les temples. On peut s’en faire cependant une idée, en fonction de ce que nous savons sur le sujet concernant les servitudes romaines. On sait, en effet, qu’à Rome il y avait deux classes de prêtres. Les uns sacrifiaient à tous les dieux, on les appelaient les

« Pontifes », les autres avaient chacun leur divinité particulière, c’étaient les «  Flamines, les Saliens, les Vestales ».

  • L’institution des prêtres avait un caractère à la fois politique et religieux. Sachant, comme nous l’avons déjà dit, que les romains voulurent faire de Narbonne une nouvelle Rome, il ne fait pas de doute que la prêtrise de Narbonne fut identique à celle de leur capitale.
  • La célébration des sacrifices obéissait à un rituel précis. « Les animaux destinés aux sacrifices se nommaient les « victimes ». Au début du sacrifice, dans le silence le plus complet, les prêtres consacraient la victime en jetant sur son corps une pâte faite de farine et de sel.Ensuite, le prêtre goûtait le vin et en donnait autour de lui, puis le versait entre les cornes de la victime. On présentait alors la victime devant l’autel, on la frappait durement avec une hache, et on l’égorgeait aussitôt. Le sang était recueilli dans des coupes, puis on plaçait la victime sur l’autel et on la dépouillait. Parfois on la brûlait, alors le sacrifice s’appelait: l’Holocauste. Généralement on partageait la dépouille entre les participants. Le sacrifice terminé, les sacrificateurs se purifaient les mains et congédiaient l’assistance par la formule « LICET », c’est-à-dire «  on peut se retirer », ce qui n’est pas sans rappeler le « ita missa est » de notre religion chrétienne».

[modifier] Hercule était un dieu et sa légende se retrouve chez tous les peuples de l’antiquité

  • Il était le fils de Jupiter et d’Alcmène, femme d’Amphitrion. Il montra dès sa naissance sa force en étranglant deux serpents. En grandissant, Hercule, fut doté d’une taille extraordinaire et d’une force incroyable, qui lui servirent pour entreprendre ses combats et ses douze travaux, que la sort de sa naissance lui avait imposé. Il épousa de nombreuses femmes, une soixantaine, dit-on, en comptant les filles du roi d’Etolie, Thespius.La dernière fut la jeune Hébé qu’il épousa dans le ciel.
  • Victime de la trahison de Déjarine qui lui fit endosser la tunique de Nessus qu’il venait de tuer, et voyant sa fin prochaine, sous l’effet néfaste et mortel de ce vêtement, il éleva un bûcher sur le mont OETA, s’y coucha dessus et ordonna à son fils Philoctète d’y mettre le feu.Son culte fut tout d’abord celui des grecs, puis il fut porté à Rome, en Gaule, en Espagne et jusqu’aux Indes.

Telle est la légende d’Hercule, par Henri Malet