Marcel-Charles Gaichet ou le côté d'où vient le soleil

Un article de Le petit narbonnais.

Livre en vente le 15 Octobre à la Médiathèque
Livre en vente le 15 Octobre à la Médiathèque



Sommaire

[modifier] Narbonne, Montmartre Gruissan...

Bel hommage à notre Marcel Charles Narbonnais Montmartrois et à son œuvre dans ce livre d’art fait de rencontres et d’amitié.
[1]Au clocher ]
[1]Au clocher ]

[modifier] Du 4 au 23 février Hall de la Mairie et Médiathèque

  • Linda Bastide vous fera découvrir l'univers de Marcel-Charles Gaichet et vous présentera son livre-mémoire: Marcel-Charles Gaichet ou le côté d'où vient le soleil
  • C'est avec une infinie patience et passion Linda Bastide récolte affiches, dessins, esquisses , toiles, photos, rêves,histoires ,de notre « Peter Pan Languedocien » comme le qualifie joliment Monsieur Gabert…un vrai plaisir de se replonger dans une époque, où la fête et l'amitié n’étaient pas un vain mot.

[modifier] Préface par Jean-Manuel Gabert

Marcel-Charles Gaichet était de ces rares princes. Arpenteurs de l’imaginaire qui enchantent la vie naturellement, et la perdent par surprise sur la route de nulle part.Avec ce nouveau recueil « passeur de mémoire », Linda Bastide fait de ce Peter Pan languedocien une figure de légende ancrée dans la chair d’un poète, un personnage de conte entre Daudet et Marcel Aymé, ce qu’il était destiné sans doute à devenir, et le voilà parti pour la contrée intemporelle du « Il était une fois », véritable patrie de ce Narbonnais naturalisé Montmartrois.

[modifier] Si le rêve est bien pour lui une réalité seconde

  • La trajectoire terrestre de Marcel-Charles, galopin des garrigues emporté par la tramontane jusqu’aux falaises de la Butte, ne manque pourtant pas d’intérêt. Bien sûr, à l’heure où les autres s’écorchent les genoux à l’escalade, il dessine seul, déjà, et fabrique des poupées de chiffon… Nul mieux que lui peut incarner le cancre de Prévert : à 15 ans, en cinq heures, le dessinateur prodige, bon dernier à l’école, couvre de fresques les murs du café dancing de Narbonne plage. C’est le début du voyage…
  • Avec tendresse, Linda Bastide récolte entre ces pages toutes les facettes du talent éparpillé de l’artiste, grâce à l’aide de ses nombreux amis collectionneurs : la publicité suit le mouvement de son rêve, et ce sont affiches, petites merveilles comme la série d’étiquettes du vin de Château Auris. Voici surtout, à découvrir pour beaucoup, les nombreux dessins, esquisses et toiles où, comme toujours dans l’œuvre de Marcel-Charles Gaichet, la grâce innée et l’harmonie fredonnent la même mélodie du bonheur mélancolique. Voyageurs solitaires, anges indécis, gitans efflanqués, regards d’enfants tristes, de pierrots perdus, oiseaux et ballons y font entendre en aparté le chant sans fin de la vraie vie absente.

[modifier] Et quel plaisir encore de voir renaître la vitrine de la petite boutique montmartroise de Marcel-Charles

Où il exposait ses splendides marionnettes : impossible pour ceux qui l’ont connue d’oublier cette vitrine du « Tuturlu », qui était comme une déchirure dans la trame des jours gris, bien plus qu’une vitrine l’envers d’un miroir où se reflétait l’invisible, peuplé d’étranges visages peints aux yeux vivants : divas de porcelaine, fées blanches, femmes-fleurs, pures beautés, poupées stars — Greta, Édith, Mistinguett, Brigitte, Joséphine, Barbara… — fantasques pierrots, saltimbanques, clowns ou danseuses de 1925 s’y pavanaient pour une enfance jamais défunte, dans un ailleurs sans fin, un espace de transition entre l’ici et l’au-delà à l’orée duquel se tenait l’énigmatique poste d’octroi d’un Teppaz bleu. C’était là, dans cet antre de haute magie accroché au toboggan de la rue Berthe, que le monde imaginaire de Marcel-Charles avait pris forme, sorte de Wonder land d’Alice qui aurait perdu ses griffes mais pas sa sourde mélancolie. Le Gepetto de la Butte donnait la vie aux visages de cire ou de porcelaine, il offrait une âme, le mystère d’un regard, la tristesse d’une lèvre, à ces petits êtres indécis du monde intermédiaire, saisis entre la vie et la mort.

[modifier] De la rue Berthe à la rue Labadie

  • Marcel-Charles continua de mettre en scène une mythologie personnelle où les arlequins, pierrots et colombines finissent par rejoindre Bruant, Lautrec, poulbots, où les figures mythiques de la Commedia dell’Arte et celles du Montmartre artistique se mêlent pour composer un univers baroque et fascinant. Merci à cet ouvrage de nous donner à voir aussi tous ces magnifiques portraits peints : Marilyn, Piaf, Barbara, ou ces figures anonymes de pêcheurs, boulangères, couples, sans oublier une Rouquine brûlante qui crépite de toutes ses flammes…
  • Esquisses, fresques, vitrail, Marcel-Charles Gaichet n’a cessé de s’exprimer sur toutes les surfaces, sont jamais éteindre en lui la fièvre de créer. Rappelant qu’il ne manquait ni du sens de l’amitié ni du goût de la fête, Linda n’oublie pas de faire revivre les beaux jours de la Berchère : dans cette place forte — ancienne résidence d’été de l’archevêque de Narbonne !

[modifier] Le petit prince accueillait amis

  • Célèbres et anonymes à toute heure du jour ou de la nuit, faisant souffler sur la garrigue l’atmosphère vivifiante de la bohème artistique. Durant de nombreuses années, les fidèles de partout s’y rencontrèrent chaque été, au point d’en faire le temple des nuits languedociennes, manière de prolonger l’écho des fêtes qu’y donnait jadis une certaine Angélique, marquise des Anges…


[modifier] Linda Bastide

[modifier] Elle court le monde, elle croque la vie

  • Éleve du cours d'Art Dramatique de Solange Sicard qui formera en son temps la jeune Signoret, un Hossein adolescent et bien d'autres, «mannequin volant» chez Jacques Esterel, modèle chez Jacques Dessange, elle court le monde, de film en film, de défilés en défilés, de soirées en soirées....Elle écrit sans cesse dans ce petit carnet qui ne la quitte jamais.

[modifier] Montmartre

  • Narbonnaise de naissance, Linda a vécu à Montmartre depuis l'âge de 17 ans et ne l'a plus quitté.
  • Elle dorlote ses deux vielles orphelines montmartroises : Marguerite enfouie, Cité du Midi, sous de vieux meubles Napoléon III dans la dernière maison de bois de la Butte, et Virginie qui lève bien le coude dans le petit bar jaune de Catherine au Bateau Lavoir.
  • Au Tuturlu, chez Marcel-Charles Gaichet et rue Berthe, Dalida descend de son château de la rue d'Orchamp et vient manger du chocolat.

Á la Berchère, près de Narbonne, et fief des nuits du Sud de M-Ch Gaichet, elle rencontre un fabuleux René Coll, ils seront amis pendant plus de trente ans.

  • Rue Germain Pilon au 17, elle se lie d'amitié avec Bernard Dimey qui est au 13 et qui, depuis son stationnement privé au bar du Gerpil, rêve de Syracuse en face du jardin où dorment ses chats.
  • Michou et François Deguelt deviennent ses amis.

[modifier] Écrivain

  • Elle écrit des paroles de chansons. Francis Lai lui fait une magnifique musique pour l'une d'elles... qui est, avec ses semblabes, toujours au fond d'un tiroir.
  • Guy Authier édite son premier roman...
  • Source Site officiel de l'auteur
  • Contact:bastidelinda@gmail.com

[modifier] Fiche Technique

  • Préface:
  • Reliure : Broché
  • Editeur : Nouvelle Pléïade
  • Parution : Octobre 2010
  • Page:280 pages
  • 450 photos
  • Edition : 200 exemplaires numérotés
  • Disponible chez Libellis et chez l'auteur
  • Linda Bastide