Les temples et monuments

Un article de Le petit narbonnais.



[modifier] Vers la moitié du dernier siècle avant notre ère

  • Les romains, sous l’impulsion de César, de Marc-Antoine, et ensuite des empereurs ’Auguste, Tibère, Claude, Néron, Trajan etc. construisirent à Narbonne, de nombreux temples et monuments, pour assimiler la ville à leur capitale, Rome, et rendre ainsi le séjour des colons et des soldats romains moins dépaysant.
  • En ces temps là, à l’approche de la ville en venant de Coursan, on voyait de part et d’autre de la Via Domitia de riches sépultures construites en pierres de taille et en marbre, entourées de petits jardins où poussaient de nombreuses variétés de plantes et de fleurs.

On entrait dans la ville par la porte « Romana », qui était située sur l’emplacement de notre Jardin de la Révolution, place Thérèse-Léon Blum.

  • La via Domitia se prolongeait en ville, par la rue actuelle de l’Ancienne Porte de Béziers ou Porte Royale traversait la place du Forum, devant l’autel d’Auguste, longeait un immense marché et se poursuivait par l’actuelle rue Droite jusqu’à la porte « Aquaria » et le pont Vétus, à l’entrée duquel, mais côté rive droite de l’Aude, se trouvait un immense arc de triomphe, sur l’emplacement actuel de la Place des Quatre Fontaines

[modifier] Porte Roma

Sur cet itinéraire, depuis la porte « Romana », d’après un plan reconstituant la ville sous l’empire romain, on laissait à droite, le temple d’Hercule, l’autel des Patrons de Génies, la Curie, puis le Temple de Saturne, à peu près situé à l’emplacement de notre Cathédrale, puis, l’Auberge des Gaulois, qui jouxtait la porte « Aquaria ».

De même, on laissait à gauche, une taverne, le temple de la Concorde, le temple d’Auguste, la Fontaine du Forum, le temple de Jupiter et le temple des Cybèles. C’était tout ce que le voyageur pouvait admirer en traversant la ville par la Via Domitia, c’est-à-dire par l’axe Nord-Ouest/Sud-Ouest.

[modifier] Narbonne, ville étape

Mais très rares étaient les voyageurs qui ne s’arrêtaient pas à Narbonne, car c’était la ville étape la plus importante sur le chemin de l’Espagne, à cause de son port réputé, dont le trafic était intense, avec l’accostage des vaisseaux phéniciens, grecs, romains, espagnols. Les vaisseaux égyptiens y abordaient aussi, chargés des richesses de l‘Orient. Cet important trafic maritime nourrissait dans la ville d’importants marchés de marchandises, de produits divers, tissus, pelleteries, esclaves, chiens, métaux, etc, tandis que le vin narbonnais, très recherché et qui se vendait très cher était la convoitise d’une clientèle étrangère raffinée.

Il faisait bon vivre dans cette ville étape où les lieux de réjouissances étaient nombreux pour satisfaire les marins de passage et tous les voyageurs faisant commerce de tout ce qui pouvait se vendre sur les marchés de Narbonne.

  • Paul Carbonel dans son « Histoire de Narbonne » mentionne qu’il y avait quarante bordels à Narbonne, il ne dit pas combien il y avait d’estaminets ou autres lieux nocturnes, mais on se doute qu’il devaient être nombreux aux quatre coins de la ville.

Mais il y avait aussi les édifices publics, les temples qui étaient renommés et qui faisaient l’admiration des voyageurs passant par Narbonne. Ils étaient construits en pierre de taille et le plus souvent ornés de péristyles à fronton soutenus par d’imposante colonnes de marbre de plus d’un mètre de diamètre, c’est dire quelle était la richesse des constructions romaines à Narbonne.

Pour si peu que le voyageur sortait de l’axe de la voie Domitia, il pouvait admirer des monuments et des temples, qui émergeaient aux croisements des rues rectilignes, au milieu de places agréablement aménagées.

Il pouvait ainsi découvrir, le temple de Jupiter, de Bacchus, de Minerve, d’Hercule, d’Appolon, de Cybèle, de Saturne, de la Concorde, du vent de Cers, comme aussi les monuments de la Curie, du Capitole, de l’Hôtel des monnaies, des bains et les fontaines majestueuses qui alimentaient en eau la population, ainsi que les arcs de triomphe.

  • A l’extérieur de la ville on pouvait admirer l’imposante structure de l’Amphithéâtre, que nous pourrions, pour nous en faire une idée, comparer aux arènes actuelles de Nimes.

Henri Malet - Narbonne 10 janvier 2011.

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