Les chapelles absidales

Un article de Le petit narbonnais.


Les chapelles au nombre de cinq, sont toutes contiguës de même dimension et de forme polygonale. Ce sont de gauche à droite, les chapelles de Saint-Martin, de Sainte Thérèse de Lisieux, de Notre-Dame de Bethléem, du Sacré-Coeur et de Saint-Michel. La chapelle du Sacré-Coeur renferme dans ses fondements, la "Première Pierre" de la cathédrale, envoyée par le Pape Clément V en 1272.

La magnifique statue de Notre-Dame de Bethléem est un des plus beaux joyaux de la basilique. Cette oeuvre d'art fut exécutée sur les ordres de Monseigneur de Gonzie Archevêque de Narbonne de 1391 à 1431. Il en fit don à son église pour remplacer la vieille statue en bois provenant de l'église carolingienne où Notre-Dame de Bethléem avait sa chapelle. "Un peu froide, un peu précieuse aussi et futée dans sa dignité de grande dame, la madone de Saint-Just est pour l'iconographie de la Vierge un des monuments des plus importants de la statuaire méridionale. L'enfant, le globe en mains, bénit. Il a les pieds croisés, le travail de sa chevelure aux boucles soigneusement frisées, les plis horizontaux et parallèles du corsage de sa robe, le différencie nettement de tous les enfants que les sculpteurs du Nord ont assis à la même époque sur les bras de la Vierge Marie. La madone de Saint-Just, n'est plus la Vierge souriante et aimable du XIII° siècle, c'est la Vierge princesse, , ses cheveux sont soigneusement frisés, sa main droite très élégante, retient les plis de sa robe amplement drapée et soutient en même temps une aumônière, dans laquelle on devine un livre d'heures. La robe est très ample et sans ceinture, elle porte un grand manteau retenu sur la poitrine par une magnifique agrafe richement ouvragée. en un mot, c'est le costume d'apparat de la grande Dame du XIV°siècle" Description "Histoire de l'Art" de A. Michel.

La chapelle Saint-Martin remarquablement restaurée en 2006, a accueilli en mars 2007, la dépouille de Monseigneur Athur-Richard Dillon,dernier archevêque et primat de Narbonne, et dernier président-né des Etats du Languedoc, retrouvée à l'occasion de travaux de construction de la gare d'Eurostar sur le site Saint Pancrace à Londres et rapatriée à Narbonne grâce au Président de la Commission Archéologique et Littéraire de Narbonne.
On l'a souvent désignée sous le nom de chapelle du Lazare ; pendant qu'il était archevêque de Narbonne, Jules de Médicis demanda à Raphaël un tableau destiné à orner le maître-autel de la cathédrale ; le peintre entreprit la Transfiguration et mourut au moment où il terminait ce chef-d'oeuvre. Jules de Médicis, nommé archichancelier du saint-siège (et plus tard élu pape en 1523), garda pour Rome cette magnifique toile et envoya en compensation au chapitre de son ancienne cathédrale une oeuvre remarquable de Sébastien del Piombo, la Résurrection de Lazare. Ce tableau resta deux siècles à Narbonne. Le dus d'Orléans pendant sa régence fit vers 1720, transporter à Paris pour l'ornement de sa galerie particulière l'oeuvre de Sébastien del Piombo et envoya à sa place une copie remarquable par son exécution et par le nom du copiste, Carle Vanloo. Elle se voit dans la chapelle Saint-Martin. Quant à l'original, après la révolution de 1793, il passa en Angleterre. Il est aujourd'hui à la National Gallery de Londres.