Les Barques

Un article de Le petit narbonnais.



Sommaire

[modifier] Exposition sur la mémoire de la promenades des Barques et du Cours Mirabeau du XIXe au XXe

  • Palais des Archevêques, salle des Consuls du 20 octobre au 30 novembre.
  • C’est avant le siècle dernier qu’elle fut construite pour relier les Barques etle Cours Mirabeau, Cité et Bourg aurait-on dit autrefois.



[modifier] Les marchés à cette époque étaient très fréquentés

  • " Surtout le marché aux vins, qui se tenait tous les jeudis, sur les barques pour les gens de Cité et au fond du Cours Mirabeau pour ceux de Bourg.
  • Ces deux collectivités, pour se rejoindre, étaient obligées de passer par le Pont de Sainte Catherine ou le Pont des Marchands. D’où la construction d’une passerelle sur le canal de La Robine , entre ces deux ponts . Elle facilitait les échanges entre les deux berges, sur lesquelles les lavandières prenaient place et ne manquaient pas de s’invectiver tout le long de la journée, même quand «  pleubio ».


[modifier] Au gré du temps, notre passerelle s’inscrivit dans le patrimoine narbonnais

  • C’est un peu d’histoire de Narbonne qui y est rattachée, lorsque l’on évoque les évènements de 1907, quand le Commissaire de la Ville vint interpeller certains vignerons sur la place de la Mairie.
  • La révolte grondait et le représentant de l’autorité fut malmené et à moitié déshabillé, puis conduit jusqu’à la passerelle des Barques d’où il fut jeté dans la Robine. Le pauvre homme n’osa plus en sortir tant les gens criaient «  noyez-le…noyez-le ! ».

[modifier] Expo virtuel sur Les Barques

Regards de Jacques Hujac les Barques en Pop Art

[modifier] C’est aussi un peu d’histoire de Narbonne

  • Lorsqu’en 1936, la passerelle faillit s’effondrer sous le poids de la foule venue applaudir nos champions de France de Rugby qui s’étaient réunis au fond du Cours Mirabeau, tout près des « pissotières municipales »
  • C’est aussi de l’histoire de la ville le passage de la passerelle par Léon Blum en 1936, lorsqu’il fut élu député de Narbonne.
  • C’est encore un peu de l’histoire de Narbonne, lorsque au moment du Carnaval,Les Pandores faisaient la haie le long de la passerelle. Malheur à ceux ou celles qui s’y engageaient, car sur leur passage Les Pandores relevaient leur tête, dévoilant ainsi les parties nues, intimes de leurs cavaliers, qui se déchaînaient ensuite sur les passants, les saupoudrant de farine.
  • Que de mains féminines pour se défendre, tentèrent de se venger sur les dessous des montures, là où nos indécents pandores étaient fragiles.
  • Notre passerelle garde tout cela en mémoire, pourquoi donc vouloir la déplacer aujourd’hui, alors qu’elle est si utile là où elle se trouve. Quel véritable narbonnais pourrait-il cautionner un projet aussi farfelu !
  • Et la dessus, se greffe le problème de la Promenade des Barques…Là on s’attaque à l‘endroit « sensible» le plus important de notre ville… Les Barques !…emblème de notre antiquité, sanctuaire de générations de marins, catalans, grecs, maltais, espagnols, italiens et de tout l’Orient, qui foulèrent les quais de l’Atax où se trouvaient, à l’amarre, leurs « barques ».
  • Les Barques, par la suite devinrent le phare des narbonnais, leur lieu de promenade…Combien de mamans ont-elles fait faire leur premiers pas à leur progéniture narbonnaise, sur les Barques, souvenez-vous !"

[modifier] Pourquoi vouloir dénaturer les Barques

  • Les Barques… lieu de rassemblement du tout Narbonne, où se revendiquaient les droits fondamentaux, en 1912 le banquet des citoyens libres, en 1936 le droit aux avantages sociaux, l’action du Front Populaire, ..Les Barques lieu d’affrontement politique, les poings levés des rouges contre les mains tendues des royalistes… Mais aussi les Barques, lieu de sérénité, de promenade, où les vieux se plaisaient à venir échanger des souvenirs, assis sur les bancs d’époque à l’ombre des Platanes aujourd’hui centenaires et en très bonne santé.
  • Pourquoi vouloir abattre des arbres, tous porteurs de mémoire, pourquoi tuer tant de souvenirs: les marchés aux vins , les foires d’exposition chères à Louis MADAULE, les kiosques à musique, les kiosques de presse, les buvettes, les Cinémas en plein air d’avant guerre…pourquoi ?
  • On nous envie les Barques… On devrait les restaurer au lieu de les détruire, les aménager, les dépoussiérer, les rendre à la vie active de Narbonne, les protéger des marchés clandestins, voilà ce qu’il faudrait faire….
  • Mais surtout ne rien faire pour les dénaturer, leur faire perdre leur identité de toujours, car sous le feuillage des platanes résonne encore l’accent de nos aieux… " Henri Malet

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