Le cloître

Un article de Le petit narbonnais.

Contigu à l'église, le cloître fut commencé en 1349 par l'archevêque Pierre de la Jugie, et terminé en 1417 sous François de Gonzie. Entre le flanc de la cathédrale et le palais des Archevêques se blottit le cloître qui servit de monnaie d'échange entre les chanoines et les consuls pour la solution de leurs conflits. Ce cloître se compose de quatre parties égales couvertes de voûtes d'ogives surmontées de terrasses dallées qui communiquent avec le palais. Les terrasses sont bordées par une balustrade ajourée coupée de pilastres surmontés de pinacles flamboyants qui sont la "finoison" d'un point d'appui vertical se terminant en cône. Les pilastres maintiennent la bascule des gargouilles inventées pour rejeter l'eau loin des murs.

De la galerie ouest, on peut voir le sommet du bâtiment de l'Annonciade, sur le toit duquel est placée une boule de fer contenant des reliques de saints, et le clocher carolingien de l'église de Théodard surélevé postérieurement.

Les colonnes romaines placées dans le jardin proviennent de la première église du V° siècle. Les galeries du cloître ont servi de cimetière et dans chaque travée, un arcosolim creux, dans le mur qui entoure les galeries, servait de sépulture aux chanoines ou aux bienfaiteurs de l'église.

Sur le pilier faisant face à la porte d'entrée de l'église, une très belle Assomption en marbre blanc, marque la sépulture des Chevaliers de Rouhard. Ruiné en 1793, le cloître servit successivement d'écurie pour la troupe, de débarras pour le marché au poisson et de logement pour le personnel de l'église. Il fut remis dans son état primitif en 1916.