L'inscription funéraire

Un article de Le petit narbonnais.

En cours de constructions

Sommaire

[modifier] Localisations

  • Réutilisé dans le mur sud de la cave du 34, boulevard du Docteur Lacroix, un bloc portant une inscription incomplète...

[modifier] Découvert

Il a été vu, au cours du mois de février 2011, par Jean-Louis Vayssettes du Service Régional de l’Archéologie. Il a été nettoyé les 23 et 24 mars 2011, lors d’un diagnostic archéologique réalisé par Véronique Canut (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives).

[modifier] Bastion Montmorency

  • Comme toute une moitié du mur nord de cette cave intègre trois assises toujours en place, de la face sud du Bastion Montmorency, il est assuré que la pierre à inscription était remployée dans le parement de cet ouvrage ou dans la courtine adjacente. Le bastion Montmorency défendait l’angle sud des fortifications de Narbonne (début du XVIe siècle) et avait été construit dans la décennie 1525-1535. Il possédait de nombreux remplois d’époque romaine, les inscriptions et les bas-reliefs remarquables étant pratiquement tous placés en couronnement des faces et des orillons.

[modifier] Guillaume Lafont

  • Ainsi, dans son manuscrit rédigé vers 1700, l’érudit narbonnais Guillaume Lafont décrit pas moins de 66 documents encastrés dans cet ouvrage dont une inscription incomplète ressemblant à la présente « ...Secundae matri...Primae cognatae. » (C.I.L. n° 5125).
  • Le bastion Montmorency a été démantelé en 1869 et seule une partie des pierres sculptées ou inscrites a été portée au Musée Lapidaire.
  • Auparavant, le bloc à inscription avait dû être remployé dans l’enceinte de l’Antiquité tardive (fin du IIIe siècle), selon un processus classique dans les villes de la Gaule et particulièrement à Narbonne. A l’origine, il devait faire partie du mur d’un enclos funéraire, situé dans une des nécropoles de Narbo.

[modifier] Datation

Cours du Ier siècle de notre ère.

[modifier] Matériau, dimensions, description

Le bloc en calcaire gris clair d’origine locale, possède une face de parement légèrement concave, sur laquelle a été gravée une courte inscription qui se développe sur trois lignes. Cette concavité est inhabituelle parmi les vestiges d’architecture funéraire romaine de Narbonne.

  • Elle a malheureusement entraîné, pour la réutilisation du bloc dans l’enceinte de l’Antiquité tardive (fin du IIIe siècle), puis dans la fortification du début du XVIe siècle, le bûchement de la moitié gauche de la face inscrit, effaçant du même coup, le début des trois lignes.
  • Les lettres sont hautes de et leur gravure est d’une qualité moyenne, à l’image de la surface du champ épigraphique. De petits triangles pointés vers le haut servent à séparer mots ou initiales. On note l’absence d’encadrement mouluré or l’inscription n’allait pas au-delà de l’arête de droite du bloc, comme le prouvent le rétrécissement, par manque de place, du E de la dernière ligne et le fait que cette lettre soit à la verticale exacte du L de la première ligne.

[modifier] Texte et traduction

  • Il s’agit ici d’une inscription funéraire au datif, donc d’une dédicace à une ou à plusieurs personnes.

Actuellement on peut lire : - - - pi]riae M(arci) l(ibertae)/ [- - -]primae/ [- - -]niculariae. « A ...iria ...prima (nom et surnom d’une femme ?) affranchie de Marcus, ...niculariae (nom d’une autre personne ?). »

[modifier] Références et bibliographie

  • Aucune pour le moment (dans l’attente du rapport final d’opération - diagnostic archéologique de l’I.N.R.A.P.).
  • L’inscription ne figure pas dans les manuscrits des XVIIe et XVIIIe siècles, des érudits locaux Pierre Garrigues (Inscriptions antiques...), Guillaume Lafont (Les antiquités de Narbonne...) et Viguier de l’Estagnol (Débris d’anciens monuments...). On ne la trouve pas non plus dans le Corpus des Inscriptions Latines, tome XII, 1888, d’Otto Hirschfeld (C.I.L.). Il semble donc qu’on se trouve là en présence d’une inscription inédite.
  • Source :Texte et photo de Dominique Moulis Service Culture et Patrimoine Ville.