L'Horreum

Un article de Le petit narbonnais.

Sommaire

[modifier] Entrepôt pour le grain, le vin et l'huile

  • L'Horreum romain, entrepôts sous-terrains gallo-romains de marchandises conservé dans sa quasi intégralité, implanté au cœur de la ville antique.

[modifier] 1838, découverte de l’horreum

Longtemps utilisé comme caves particulières.

  • 1930, L'abbé Louis Sigal célèbre archéologue local, entreprend de les explorer à nouveau, à la demande du Comité des Travaux Historiques.
  • 1930, 1934, 1943 et 1944, les progrès de ces travaux discontinus sont relatés dans procès-verbaux de séances de la Commission archéologique relatent laconiquement.
  • En 1944, quelques aménagements sont réalisés, en vue de l’utilisation des galeries comme abri pour la défense passive. C’est à la même période que le mot « horreum » commence à être associé aux galeries.
  • En 1961 le monument est classée au titre des monuments historiques
  • En 1966, la Commission archéologique fait réaliser un relevé photographique complet du monument.
  • De 1967 et 1968, Yves Solier, Conservateur du musée archéologique conduit une exploration limitée.
  • 1976, aménagement du réseau souterrain afin de le rendre accessible à la visite.
  • 1997, nouvel accueil et nouvel accès sont créés au-dessus des galeries.

[modifier] Aujourd'hui

  • L'hygrométrie constante, permet de faire vieillir le Narbo 118, dans des fûts de 220 litres fabriqués par la Tonnellerie Boutes, entreprise centenaire de Narbonne.

[modifier] Les archéologues de la ville

Supposent que l'horreum était déjà en position souterraine à l’époque romaine, l’absence de source d’éclairage naturelle, l’étroitesse des passages et la faible hauteur des voûtes en sont des preuves.

  • Selon eux l’ensemble des galeries appartient à un projet global pensé dès l’origine. Les largeur et hauteur des ailes nord et ouest sont identiques. Les trois branches se conforment à trois des côtés d’un rectangle dont l’implantation et l’orientation respectent le quadrillage rémanent du centre de la colonie romaine; Ce projet a été réalisé en plusieurs phases et a fait l’objet de modifications comme le montrent les différents types d’appareils se succédant tout au long des galeries.

[modifier] Lors des fouilles

  • Il a été découvert des pièces de monnaies : 11 as républicains ayant circulé entre 40 et 28 avant notre ère, des céramiques arétines et campaniennes .
  • La présence de l’opus incertum et de l’opus reticulatum dans les maçonneries, contribuent à dater leur construction de la fin de la République.
  • Ces galeries, basses et aveugles étaient reliées à un niveau supérieur, par des escaliers dont donnant sur la placette subsistant à la jonction des rues Deymes et Rouget de Lisle.

[modifier] Plan en U

  • A la manière des cryptoportiques, tels ceux d’Arles, Bavay ou Reims, les galeries de Narbonne adoptent un plan en U. Toutefois, elles se différencient d’eux par leur caractère fruste, l’absence d’éclairage et de tout parti pris décoratif.
  • Comme les horrea, entrepôts aériens dont les villes de Rome et d’Ostie offrent de remarquables exemples, elles possèdent un système de couloirs, desservant des pièces latérales.
  • Leur situation en sous-sol, leur étroitesse, le manque d’aération et l’obscurité complète qui y régnait les éloignent cependant de ce type d’édifices.
  • En fin de compte, le monument narbonnais ne ressemble ni tout à fait à un cryptoportique ni tout à fait à un horreum.
  • Par contre, il ressemble beaucoup à ces fondations voûtées, établies en sous-sol d’une plate-forme ou d’une terrasse artificielle, qu’on retrouve en grand nombre en Italie : fondations alvéolées ou voûtées des grandes villas patriciennes de la République, puis de l’Empire ; Fondations aériennes des terrasses et des complexes monumentaux des agglomérations latines (Terracina, Tivoli, Palestrina…).

[modifier] Les vestiges d’un dispositif équivalent ont été reconnus en 1966

  • Sous la rue Garibaldi, à 300 mètres plus à l’est. On oublie souvent que l’architecture romaine est celle des terrasses à plans étagés et des plans centrés sur cours intérieures. Pourquoi, dans la plus italienne des colonies de la Gaule, n’aurait-on pas eu recours à ce type d’aménagement ?
  • Nous pensons que les galeries de Narbonne étaient avant tout un ouvrage de soutènement, ponctuellement utilisé comme lieu de stockage occasionnel, en relation avec un édifice se développant en surface. Ce dernier pouvait être un marché public ou, pourquoi pas, un horreum, idéalement situé à faible distance du forum et du cardo (rue Droite, voie Domitienne).

[modifier] Liens Internes

Musée Horreum
L'abbé Louis Sigal
Narbo 118