Jules VIE-ANDUZE

Un article de Le petit narbonnais.

1874 - 1876

[modifier] Système hérité du Second Empire

  • Cet héritage gère l'administration des communes: le conseil municipal est élu au suffrage universel mais l'exécutif de l'assemblée communale, le Maire est désigné autoritairement par le gouvernement central, et sur proposition du préfet. Le maire ainsi nommé, peut être choisi parmi les personnalités de même tendance que les élus mais ce n'est pas obligatoire et l'on peut se retrouver dans la situation paradoxale d'une assemblée élue, représentative de la population, dirigée par un maire aux opinions diamétralement opposées.
  • C'est la cas à Narbonne où faisant suite à la première municipalité républicaine de Marcelin COURAL, déjà en place dans les derniers mois de règne de Napoléon III et après l'intermède tragique de la Commune, les électeurs avaient envoyé à l'Hôtel de Ville des conseillers groupés autour du républicain Léon BONNEL.
  • Mais le gouvernement de Paris du Duc de Broglie sous l'autorité du général Mac Mahon avait nommé comme Maire en 1874 M. Jules Vie Anduze d'opinion royaliste, tendance Orléaniste, nettement affichée.
  • Dans de semblables conditions, on ne s'étonnera pas si une mésentente quasi permanente s'était instituée entre le conseil municipal et le maire.
  • Tant et si bien que dans la période d'un peu plus de deux ans où il exerça ses fonctions Jules Vie demanda et obtint à trois reprises la dissolution de l'assemblée communale et de nouvelles élections qui, à chaque fois ramenèrent le même conseil.
  • Or parmi les motifs de mésentente on lui reprochera d'avoir mal défendu les intérêts de la ville. Notamment dans l'affaire de la Caserne Montmorency‎
  • Extrait de L'histoire Mouvementée d'un casernement d'André Mecle