Jean Piglowki

Un article de Le petit narbonnais.



Jean PIGLOWSK est tombé au champ d’honneur près d’un petit village des Vosges. Avant de s’écrouler, percé par des baïonnettes ennemies, PIGLOWSKI avait répliqué aux soldats Allemands qui le sommaient de se rendre : « Un Français ne se rend jamais ». Les allemands ont élevé une stèle pour son grand courage : « Ci-gît le sous-lieutenant Jean PIGLOWSKI de la section mitrailleuse du régiment 253 au milieu de ses braves soldats morts pour la patrie le 18 février 1915 » et l'on peut lire cette étrange inscription « Des soldats Allemands ont érigé ce monument ». au Cimetière de Bourg L’attitude héroïque de Jean PIGLOWSKI face à la mort avait tellement impressionné les Allemands que ces derniers décidaient de l’ensevelir sur place et d’ériger sur sa tombe une stèle de grès rose des Vosges. Plus tard, le corps du héros et le monument ont été rapatriés dans sa ville natale. Cette ville, Narbonne, où la famille PIGLOWSKI, d’origine polonaise, s’était installée à la fin du XIXe siècle. Son grand-père fut l’un des fondateurs de la station thermale de Vernet-les-Bains, et son père l’un des adjoints dans la municipalité du Ernest FERROUL. Né en 1889, Jean PIGLOWSKI s’était pour sa part consacré à l’enseignement. Agrégé de mathématiques, sortant de l’École Normale, il avait été affecté au lycée d’Albi lorsqu’il fut mobilisé dès l’été 1914. De sorte qu’il n’a jamais eu l’occasion de transmettre son savoir aux potaches albigeois. Jean PIGLOWSKI aura laissé une leçon de courage, une vertu qu’il définissait ainsi dans une lettre à son épouse le 18 février 1914 : « Le courage ne consiste pas à lever la tête devant les balles et les obus, mais à la baisser avec résignation dans le sacrifice de tout son bonheur… ». Cet homme qui plaçait la patrie au-dessus de tout, s’est sacrifié le 18 février 1915, laissant une veuve et un fils, notre excellent concitoyen M. Henri PIGLOWSKI, retraité de l' Usine d'Uranium de Malvézy , demeurant en compagnie de son épouse dans leur cher village d’Ouveillan. Cinquante ans plus tard, on retrouvera dans l’histoire Narbonnaise un second Jean PIGLOWSKI, le petit-fils du héros tué dans les Vosges. Cet ancien élève du Collège Victor Hugo et du lycée Joffre de Montpellier, docteur en médecine établi dans la capitale régionale, s’est distingué alors qu’il était encore étudiant, par l’invention de plusieurs appareils médicaux devenus des « classiques » dans le diagnostic et le traitement de certaines maladies respiratoires. Une rue à Narbonneporte son nom. Il figure également sur le Monument aux Morts de l’École Normale Supérieure de Paris. Enfin, le Député-Maire de Palavas-les-Flots, Christian Jeanjean lui rend hommage le 11 novembre 2003 et lit le poème de ses amis de l’École Normale Supérieure de Paris. Il est ainsi cité et référencé sur le site « Mémoire des Hommes » du Ministère de la défense.

  • Extrait de [1]

Commemoration du Soldat Piglowki [2]