Gentille Cohen

Un article de Le petit narbonnais.

Trois cyprés qui défient le temps et les vents'
Trois cyprés qui défient le temps et les vents'

Sommaire

[modifier] Conférence

  • Cantinière narbonnaise Gentille Cohen des Armées de Napoléon le 18 février à 15h30 par Julienne Grastilleur Salle des Synodes

Trois cyprés qui défient le temps et les vents, une plaque tombale disparue, brisée ou volée ? C'est la sépulture de Gentille Cohen, cantinière de Napoléon, ensevelie au pied du parc de la Campane, décédée le 14 août 1808.


[modifier] La cantinière de Napoléon

  • Ceux sont les recherches de Julienne Grastilleur, membre de la Commission Archéologique et Littéraire qui ont permis de mettre un nom sur la tombe de Gentille Cohen car la disparition de la plaque funéraire, la non inscription de sa mort et de celle de son enfant gisant à ses côtés, sur les tables décennales, semblent la vouer à l'oubli.
  • Jonas Cohen épouse en 1807 Gentille ; domicilié à Narbonne, il exerce la profession de Négociant. Demoiselle Gentille Cohen est fille de Jacob Cohen et de Ester Abran. L'union sera féconde, l'épitaphe disait que la mère gisait là auprès de son enfant de 2 jours qui lui ôta la vie. C'est Jassé Cohen qui accueille dans sa propriété de Crabit, les dépouilles de sa soeur et de son neveu.
La cantinière des armées de Napoléon
La cantinière des armées de Napoléon



[modifier] Gentille Cohen

"Gentille, quel beau prénom pour une cantinière ! La source de ce prénom est d'origine hébraïque, qui peut signifier le terme de TOVA soit bonne, brave. Pourquoi s'est-elle engagée ? Certainement pas par besoin, sa famille est une des plus riches de la ville. Par amour ? Mais qui aime-t-elle ? Par idéal ? La France révolutionnaire a été la grande émancipatrice des Juifs et dans l'ensemble, Napoléon a contribué plus qu'aucun autre pays à l'assimilation des Juifs de France. Pourra-t-on répondre un jour à ces questions ? "

D'après l'ouvrage de Julienne Grastilleur Corbière "La Cantinière"

[modifier] Les cantinières

  • Les cantinières jouaient de grands services à l'armée, tout en faisant leur fortune ; elles étaient bien utiles dans certaines circonstances.
  • Ces femmes douées d'une énergie peu commune étaient infatigables ; bravant le froid, le chaud, la pluie et la neige, comme de vieux grenadiers, elles allaient toujours en tous sens pour se procurer les éléments nécessaires à leur commerce. Les gens du monde, qui n'ont jamais manqué de choses indispensables à la vie, ne peuvent pas se figurer quelle importance est une bouteille de vin, un verre d'eau de vie dans certains moments.
  • Une cantinière bien apprise, avait toujours une petite réserve pour les officiers ; elle gardait cela pour les grands jours, ce qui doublait, triplait l'importance du service. Quel bonheur, en effet, lorsqu'on se trouve dans une terre labourée, mouillé jusqu'aux os, et que l'on croit se coucher sans souper, de rencontrer auprès d'un bon feu, la tranche de jambon ou le bol de vin chaud, ou bien l'un et l'autre, ce qui certainement vaut beaucoup mieux !
  • Extrait tiré du livre - Elzéar Blaze "La vie militaire sous la premier Empire" (1786-1837).


[modifier] Extrait de Paroles de chanson

  • Lorsque le caporal, en tenue de fantaisie,
  • S'en vint trouver, Madelon, un beau matin,
  • Et fou d'amour, lui dit qu'elle était jolie
  • Et qu'il venait pour lui demander sa main,
  • la Madelon, pas bête en somme,
  • Lui répondit en souriant,
  • Et pourquoi, prendrais-je un seul homme
  • Quand j'aime tout un régiment.