Eglise Notre-Dame de Lamourguier

Un article de Le petit narbonnais.

Laissez vous transporter par le secret des pierres...
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Sommaire

[modifier] Historique

[modifier] L'acte le plus ancien que l'on connaisse concernant cette église remonte à la fin du IX° siècle

  • C'est la donation qu'en fit l'archevêque Dalmace, au mois d'avril 1066 à l'abbaye de Saint-Victor de Marseille dans le dessein d'établir des moines dans cette église.
  • Depuis ce temps, l'église de Sainte Marie qui était la cinquième paroisse de Narbonne, fut desservie par une communauté de moines bénédictins.
  • D'où le surnom de Monachia en latin
  • Des restaurations furent exécutées par les bénédictins de Saint-Maur lorsqu'ils reprirent le prieuré en 1662. En 1791 elle fut acheté par la commune de Narbonne.

[modifier] Lamourguié en langue romane

Origine du du mot mourgues qui signifiait "moines".

[modifier] Autre interprétation sur l'origine du nom

  • "Morguia" qui signifie "marc des olives" et de son adjectif "amorgarius" : pressurage des olives. Le commerce des Olives et des huiles a existé de tout temps à Narbonne. Il se peut donc que les nombreux pressureurs d'olives étant localisés en cet endroit aient donné leur nom au quartier et à l'église. Il y avait non loin de Lamourguier, la rue et la maison du Moulin de l'huile.
  • On appelait donc cette église : Notre-Dame-du Bourg pour marquer que son emplacement se trouvait en Bourg ou indifféremment Notre-Dame-de-Lamourguier pour spécifier qu'elle se trouvait dans le quartier de ce nom :Beata Maria de la Morguia - Notre-Dame de Lamourguier. L'église Sainte-Marie de Bourg était bâtie dans le quartier appelé la Morguia, d'où son appellation "la gleisa de Lamorguia" devenue en français Lamourguier.
    Gaston Jourdane n'a pas craint de l'appeler "Musée épigraphique unique au monde".
    Gaston Jourdane n'a pas craint de l'appeler "Musée épigraphique unique au monde".
  • Lamourguier dépendait Saint Victor de Marseille.

[modifier] Musée Lapidaire

  • A la Révolution le culte fut interdit, comme dans toutes les églises et l'édifice utilisé comme dépendance d'une caserne installée dans les bâtiments conventuels. Lors de la construction des Halles voisines, on démolit la caserne ; l'église faillit l'être aussi ; elle ne fut sauvée que grâce à son affectation en musée ; en 1869 la municipalité mit à la disposition de la Commission Archéologique de Narbonne Commission Archéologique et Littéraire, l'église, qui est devenue le Musée Lapidaire dont il a été dit qu'après Rome, c'était le premier des musées lapidaires .Le couvent des bénédictins fut détruit.
L' ancienne église  Lamourguié  a été aménagée en  Musée Lapidaire à partir de 1889
L' ancienne église Lamourguié a été aménagée en Musée Lapidaire à partir de 1889
  • Extrait de Narbonne, édition du cadran de l'Abbé J.Giry

[modifier] Ancien prieuré du bourg de Narbonne

[modifier] Longue de 53,20 mètres, haute de 20 mètres

  • L'église aux lignes très pures, est un des exemples les plus émouvants de l'architecture de Narbonne. Gothique du XIII° siècle, elle conserve de cette époque une baie en plein cintre (près de l'angle nord-ouest), le mur occidental et le portail méridional;prenant appui sur des contreforts très saillants, entre lesquels s'ouvrent des chapelles latérales rectangulaires.
  • L'église comprend une nef unique dont la charpente apparente est soutenue par de magnifiques arcs diaphragmes maçonnés. Le chœur voûté d'ogives est formé par une abside à sept pans bordés de sept chapelles. Construit vers 1260, grâce à une riche famille de Narbonne, Les Podalières (dont on peut voir les armes sur les clefs de voûtes), il a été refait par l'Archevêque Pierre de Montbrun entre 1272 et 1286. La charpente repose directement sur le dos d'arcs diaphragmes, mode de couverture particulier au Languedoc méditerranéen et aux pays catalans.

[modifier] D'aspect trapu, en forme de donjon

  • L'église est flanquée à la hauteur du chœur, d'une tour carrée surchargée d'une tourelle pentagonale. Le chevet est surmonté de créneaux du côté des anciens remparts auxquels l'église servait d'auxiliaire pour la défense du bourg.

[modifier] Ayant appartenu successivement à l’abbaye de Saint-Victor (Marseille)

  • Puis à la congrégation bénédictine de Saint-Maur, cette église fut, comme de nombreux édifices religieux de la ville, désaffectée à la Révolution. Celle qui abrite aujourd’hui le Musée lapidaire illustre à merveille la formule locale, dite méridionale, de l’art gothique : une large nef unique, sans bas-côtés ni transept (première moitié du XIIIe siècle) ; une couverture charpentée qui repose sur des arcs diaphragmes, eux-mêmes soutenus par des contreforts saillants ; et des chapelles latérales bâties entre ces contreforts. Malgré un chœur voûté d’ogives vers 1260, le gothique méridional demeure moins attaché à l’idée d’élan vertical que le gothique septentrional. Le chevet crénelé de l’église rappelle qu’elle était proche autrefois des remparts du quartier de Bourg.

[modifier] Infos Pratiques

  • Place Lamourguier
  • Tél. 04 68 65 53 58
  • 9h30-12h15 et 14h-18h

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