Coralie Fraisse

Un article de Le petit narbonnais.

 Daniel Wilson, deux de ses filles et Jules Grévy (à droite) en 1889
Daniel Wilson, deux de ses filles et Jules Grévy (à droite) en 1889

[modifier] Epouse du Président de la République Jules Grevy

Sitôt à l'Élysée, il fait réintégrer les Chambres dans la capitale la Marseillaise devient hymne national et le 14 juillet, fête nationale.

[modifier] Sa vie

  • Coralie Fraisse, née le 13 Août 1811, fille d'un tanneur de Narbonne.
  • En 1834, sa mère devenue veuve, liquide ses affaires narbonnaises, monte à Paris et s'y installe avec ses trois enfants. Afin de régler un procès en cours elle fait appel à un jeune avocat Jules Grevy. En 1848, lorsque le mouvement révolutionnaire éclate, le second frère de Coralie s'y trouve mêlé et se lie d'amitié avec Jules Grevy, qui devient un des familiers de la maison Fraisse.
  • Bientôt un mariage est projeté entre Coralie et Jules, malgré l'opposition du père de Jules. De cette union naît le 29 Mai 1849, une fille Alice. Le mariage de sa fille avec Daniel Wilson, député, est célébré en 1881 à l'Elysée même, en présence de Jules Ferry, témoin du marié, et de Léon Gambetta. Réélu en décembre 1885, il est contraint de démissionner le 2 décembre 1887 à la suite du scandale provoqué par la découverte d'un trafic de décorations auquel est mêlé son gendre Daniel Wilson.

[modifier] Fibre narbonnaise

  • Si Coralie ne revient qu'une fois à Narbonne après son mariage, elle garde toujours en elle la fibre narbonnaise et intervient souvent et discrètement en faveur de sa ville natale. lorsqu'elle est sollicitée, notamment par le clergé narbonnais et plus particulièrement les moines de Fontfroide qui font appel à elle pour échapper aux mesures anticléricales de l'époque.
  • De politique, elle ne s'occupe guère, sa plus grande occupation est la direction de l'atelier de lingerie installé à l'Elysée où se confectionnent les layettes destinées aux enfants pauvres.

Extrait du Dictionnaire des Audois