Cers et Marin

Un article de Le petit narbonnais.

« L’un va al Cerç, e l’autra al Marin »
« L’un va al Cerç, e l’autra al Marin »

[modifier] Cers et Marin

  • La plaine de Narbonne est toute entière soumise au climat méditerranéen : étés chauds, hivers doux, pluies faibles mais brusques.
  • Si le CERS est le vent dominant à Narbonne, le MARIN fait lui sentir ses effets négatifs.
  • Notre terre souffre de vents rageurs : Le Marin (Sud) apporte des pluies jusqu’aux Corbières Le Cers (nord, nord-ouest) souffle deux fois plus.
  • Notre région est ventée et ce tout au long de l’année. Le vent qui souffle le plus est le CERS , également appelé TRAMONTANE .
  • Le MARIN ou MARINAS souffle également quand le ciel s’assombrit. Le Marin quelquefois souffle de l’Est, et est alors appelé le GREC , d’autres fois il souffle du sud-ouest et on le nomme BARDANIS

[modifier] Temple Circius

  • Le Cers est une divinité symbolique dont Pline le Jeune a dit "C'est le vent le plus célèbre de la Narbonnaise ; il ne cède à aucun autre en violence." Les Romains avaient édifié à Narbo un temple à Circius.


[modifier] Le Vent et la Santé

  • Au milieu du 19ème siècle, un docteur narbonnais, Louis de Martin, écrivit à propos des influences des vents narbonnais sur la santé des habitants de la ville : "Pendant l’Antiquité, le CERS était le vent le plus connu pour sa violence dans la province narbonnaise. Les Romains le considéraient comme une divinité . Ils étaient sûrs qu’il permettait de corriger l’humidité et d’assainir l’air. La salubrité de la ville de Narbonne, entourée d’étangs, était due au CERS. Pour cela, ils avaient bâti un Temple à la gloire du dieu Circius. Ils lui faisaient des sacrifices alors qu’il avait déraciné des arbres et emporté les toitures, car ils considéraient que plus il était violent, plus il purifiait l’air. "
  • Si le CERS est le vent dominant à Narbonne, le MARIN fait lui sentir ses effets négatifs. Quand il souffle plus d’un jour en continu, l’air respiré à Narbonne devient très humide. Quand il se calme, l’atmosphère devient lourde. Les murs, les pierres se couvrent de sueur, les pavés des rues s’humidifient, les bois se gonflent, les vapeurs d’eau se condensent sur les vitres, les viandes périssent. Hommes et bêtes s’affaiblissent ; bouger devient malaisé.
              La rue Armand Gauthié est une des plus ventée de la ville. Très étroite,     
                 quand le CERS. Souffle  on hésite encore à y passer, et certains préfèrent
                 traverser la  cathédrale
                                             Al Cerç 
                              Sul païs narbonés te passejes en mèstre,
                              Ton bufal poderos sargotis lo campèstre,
                                   Fa tot gimblar jos ton alen
                         Lo mendre brot d’erbil qu’a tot aire se plèga
                           La garric dont la cap per amont se bolèga,
                                     O cèrç, reconeisson ta lei
                                          Louis Albarel

Extrait du bulletin du Cercle Occitan de Narbonne.