Cathédrale de Saint-Just Saint-Pasteur

Un article de Le petit narbonnais.

A peine a-t-on pénétré dans l'église que "la sublimité des grandes lignes verticales agit sur l'âme" (E. Mâle).
A peine a-t-on pénétré dans l'église que "la sublimité des grandes lignes verticales agit sur l'âme" (E. Mâle).

Sommaire

[modifier] Construction de Saint Just

  • Ce qui existe de Saint-Just ne donne qu'une faible idée de ce que devait être la cathédrale de Narbonne. Un plan dressé en 1704 pour les travaux nous indique ce qu'elle eût été si on eût exécuté le plan primitif.
  • Après le Choeur actuellement existant venait la croisée avec deux portes latérales ; puis la nef avec cinq chapelles de chaque côté. Sur les deux premières chapelles on devait édifier deux tours semblables aux autres. La croisée devait être recouverte d'un dôme. Les voûtes des chapelles et des ailes avaient onze toises d'élévation hors œuvre, et celles de la croisée et de la nef le double.
  • Pendant longtemps l'on s'est demandé de quelles carrières provenaient les pierres employées à sa construction ; après de nombreuses recherches et la tradition aidant, l'on a acquis la certitude qu'elles avaient été extraites de L'Ile Sainte Lucie qui appartenait alors à l'Archevêque de Narbonne.
    ExtraitLa Cathédrale Saint-Just de Narbonne par Louis Narbonne.

[modifier] L'art Ogival

  • L'église cathédrale de Narbonne est un des monuments les plus remarquables de l'art ogival au XIII° et au XIV° siècles, dédiée à Notre Dame et aux deux frères Just et Pasteur, martyrs espagnols de Alcala de Henares. 83 évêques ou archevêques ont occupé le siège de Narbonne depuis Saint Paul-Serge jusqu'à Monseigneur Athur-Richard Dillon (1793)
  • 3 saints : Paul-Serge, Rustique, Théodard
  • 2 Papes : Clément IV et Clément VII;14 cardinaux.

[modifier] Vue de l'extérieur

  • Elle nous apparaît comme une construction magnifique, pleine d'élégance avec sa nef soutenue par un ensemble d'arcs-boutants et de contreforts à la fois légers et solides, flanquée de ses tours qui s'élèvent majestueusement, défendue par des créneaux qui la font ressembler à une forteresse, ornée de clochetons qui lui donnent un aspect des plus gracieux la sonnerie de Saint-Just.

De style gothique, car à l'époque c'est le standard du XIIIe et XIVe siècles. Ce choix architectural revêt aussi des dimensions politiques : la cathédrale "gothique" est, par essence, vouée au culte royal. Or la province de Narbonne vient d’être réunie à la Couronne, suite à la croisade des albigeois.»

[modifier] Vue de l'intérieur

Elle étonne le visiteur par son abside qui est des plus complètes, par l'élévation de ses voûtes, la hardiesse de ses piliers, les dimensions de la nef et, si le regard n'est pas attiré comme dans d'autres églises par des sculptures merveilleuses, il ne peut s'empêcher d'être frappé par la conception de l'artiste qui a fait de cette cathédrale une beauté géométrique des plus savantes et des mieux réussies. Louis Narbonne.

[modifier] L'église Saint-Just possède trois entrées

Celle du cloître, celle des bâtiments de Saint-Eutrope et la porte avec porche établie sur la place Saint-Just.

 Architecture fidèle aux traditions locales
Architecture fidèle aux traditions locales
Il est difficile de voir l'édifice dans son ensemble à moins de monter sur les Tours d'où la vue est admirable, Les arcs-boutants, Le cloître.

On est saisi par l'envolée et l'admirable simplicité de ce vaisseau géant. Saint Just est une des plus hautes églises de France après Beauvais et Amiens. Longue de 54 mètres, large de 48 mètres, haute de 42 mètres, la cathédrale est composée d'un seul chœur entouré de collatéraux et d'un déambulatoire orné de chapelles rayonnantes et de la Salle du Trésor

[modifier] La cathédrale renferme les sépultures de plusieurs archevêques

  • Le tombeau de Pierre de La Jugie mort en 1376
  • Le tombeau de Louis de Vervins
  • Le tombeau de Guillaume Briçonnet mort à Narbonne en 1514
  • Le tombeau de Bernard de Farges mort en 1341.

Dans le cloître de Saint-Just, c'est-à-dire dans les galeries couvertes qui existent encore, étaient de nombreuses sépultures ainsi que dans l'espace compris entre les galeries du cloître qui servait de cimetière.

  • Philippe III le Hardi, fils de Louis IX, mort à Perpignan,le 5 octobre 1285 eût ses entrailles inhumées à Narbonne, dans un tombeau de marbre blanc en cette cathédrale. Ses os prirent le chemin de Saint-Denis, et son cœur fut donné par Philippe le Bel aux Jacobins de Paris.

[modifier] Lampe d’argent de Frédéric Soulié

  • "Il n’y a pas un siècle que, dans l’église de Saint-Just de Narbonne, au milieu de la chapelle qui se trouve à droite du tombeau de Philippe le Hardi, brûlait nuit et jour une magnifique lampe d’argent. Cette lampe était constamment alimentée d’huile odorante, et qui devait être de pure olive. Le soin de cette lampe n’était pas confié aux mains grossières des bedeaux et de leurs valets : un jeune abbé était ordinairement commis aux soins de sa propreté et de son éclat.
  • Cette lampe magnifique fut volée vers l’an 1734, et fut remplacée par un cierge qu’on devait également entretenir allumé sans interruption ; mais le cierge n’excita plus l’admiration des fidèles comme faisait la lampe précieuse, et il disparut complètement vers l’an 1750..."


[modifier] Infos Pratiques

[modifier] Accès rue Armand Gautier ou cloître

  • Accès libre de 9h à 12h et 14h à 18h
  • Visites commentées à 15h le mardi & mercredi du 8/07 au 31 /08 et le mercredi du 1er au 17/09 ou avec un audio-guide en location à la Boutique du Palais ou à l’Office de Tourisme
  • Tel : 04 68 65 15 60.

[modifier] Liens externes