Adrien Ouvrier

Un article de Le petit narbonnais.

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Sommaire

[modifier] Biographie

[modifier] Enfance

  • Adrien Ouvrier est né lé 4 mars 1890 en Savoie, il s'installe à Narbonne en 1899, au n°3 de la rue Traversière avec sa famille originaire du Languedoc.
  • Passionné par le dessin et la peinture, sa mère, elle même femme cultivée, l'incite et l'aide dans l'accomplissement de sa vocation.
  • Son père, personnage de rigueur, remplissant les fonctions de comptable dans une étude Notariale à Narbonne, refuse d'aider son fils dans une voie qu'il juge trop aléatoire.
  • Étudiant à l'École Nationale des Beaux-Arts de Paris il est mobilisé en 1914, sur le front du nord et de l’est de la France, où il relate dans des « Carnets de route » la vie des champs de batailles.


savoyardes, Adrien, ses frères Louis et Joseph, et ses parents s'installent rue Traversière à Narbonne où son père travail comme comptable dans un office notarial<ref name="Bio">Modèle:Lien web</ref>. C'est à ce moment là qu'Adrien se passionne pour le dessin et envisage de vivre de son art. Soutenue par sa mère mais désapprouvé par son père, qui refuse de financer des études qui mène, selon lui à une carrière trop aléatoire ; Adrien demande et obtient une bourse d'étude de la ville de Narbonne. Il entame alors ses études artistiques aux Beaux Arts de Toulouse.

En 1912 il s'installe à Paris pour participer à l'atelier de peinture de Fernand Cormon et à l'atelier de gravure de Frédéric-Auguste Laguillermie à l’École Nationale des Beaux-Arts. Laguillermie le présente au concours éliminatoires du Prix de Rome de Gravure en 1914.

[modifier] Le conflit de 14-18

Mobilisé depuis 1913 pour effectuer son service militaire à Narbonne, le déclenchement de la Première Guerre mondiale enverra Adrien au front et dans les tranchés jusqu’à la fin du conflit et sa démobilisation en août 1919.

Ces sept années militaires verront disparaitre la mère d’Adrien et son frère Louis mort au combat<ref name="Vienne">Modèle:Lien web</ref>. C'est durant cette période qu'il dessine et décrie la vie des combattants de la Grande guerre dans quatre carnets de route et cinq carnets de croquis, rassemblés dans ses "Carnets de guerres 14-18". Blessé, hospitalisé et exposé au gaz moutarde, il est décoré de la Croix de Guerre<ref name="Vienne"/>.

[modifier] L'après guerre

en 1919 il se présente au Prix de Rome de Gravure grâce à une permission spéciale obtenue alors qu'il est toujours mobilisé. Mais sa trop longue interruption des années de guerres ne lui permet pas d'obtenir le prix, il retourne donc à ses études parisienne de l’École Nationale des Beaux-Arts. Toujours assidu de l'atelier Cormon, il fréquent également l'Académie Colarossi. Il rencontre alors l'illustrateur Marius Valière (1890-1969) et le post-impressionniste Raoul Dastrac (1891-1969)<ref name="Vienne"/>.

Il se mari le 11 juin 1923 avec la narbonnaise Alice Gaubiac (1899-1962) et est nommé professeur de dessin d'art à Charolles en Saône-et-Loire. À partir de 1924 il obtient un poste de professeur au Collège Ponsard de Vienne. Son appartement de la place de l'hôtel de ville de Vienne devient vite un atelier consacré à la peinture et la musique.
En 1927 il est Officier d'Académie. Son activité professorale lui laisse suffisamment de temps libre pour planter son chevalet au milieu des paysages de Provence et de Corse. Naissance d'un fils Christian en 1935 C'est en vacances en Corse à Corté durant l'été 1939, qu’Adrien est de nouveau mobilisé pendant quelques mois. À son retour à Vienne il participe à l’illustration de plusieurs ouvrages et revues locales.
Membre de la Société des Artistes Français en 1931, il participe au salon de Paris et est exposé dans des villes tel-que Lyon, Toulouse, Montpellier, Berne<ref name="Bio"/>. Il participe à l'ouvrage Vienne en France qui retrace l'histoire de sa ville d'adoption. De nombreuses illustrations hors texte enrichissent le volume paru en 1945.

Adrien Ouvrier meurt le 17 août 1947 d'un infarctus alors qu'il transcrivait les couleurs lumineuses de Saint-Tropez sur la toile.

[modifier] Œuvres

  • Carnet de guerre 14-18, Musée de Vienne, 1914-1918
  • Narbonne - Les quais, Musée de Narbonne
  • Étang de Maguelone, Musée de Narbonne, 1930

[modifier] Bibliographie

[modifier] Notes et références

Modèle:Références

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  • De ce fait, en 1909 Adrien Ouvrier, coupé de l'aide financière familiale, demande une bourse d'étude à la Ville de Narbonne et l'obtient.
  • Il commence à Toulouse ses études artistiques à l'École des Beaux Arts jusqu'en 1912, date à laquelle il monte à Paris à l'École Nationale des Beaux Arts où il est inscrit à l'atelier de peinture J.CORMON et à l'Atelier de gravure LAGUILLERMIE, Maître avec lequel il entretiendra une correspondance étoffée durant de nombreuses années, en particulier durant la guerre de 14-18.

Son Maître LAGUILLERMIE en 1914 le présente au Prix de Rome de Gravure mais survient la déclaration de guerre et tout est remis en question. La déclaration de guerre interrompt son travail . Durant quatre années il vit au front dans les tranchées, il perd son frère au combat, (sa mère décède peu de temps après ). Il est décoré de la Croix de Guerre. Il rédige et illustre jour après jour ses "Carnets de route" couvrant toute la période de guerre au front.


  • En 1919, toujours militaire, il obtient une permission spéciale pour monter en loge et se présenter au prix de Rome de Gravure mais sans succès, après une trop longue interruption.

A sa démobilisation il retourne à Paris et reprend ses études à l'École Nationale des Beaux Arts dans l'Atelier J. CORMON, l'Académie COLAROSSI, les cours spéciaux de Montparnasse, tout en préparant le professorat de dessin d'art.

  • Il se lie d'amitié, entre autres, avec Marius VALIERE, félibre, imagier, comédien et écrivain, originaire de Carmaux (Tarn), ainsi qu'avec Raoul DASTRAC (1891-1969), peintre post impressionniste.
  • En 1924 il s'tablit à VIENNE, titulaire du poste de professeur de dessin d'art au Collège PONSARD, après avoir épousé le 11 juin 1923 Alice GAUBIAC, une Narbonnaise (Alice Anastasie Jeanne, née le 15 avril 1899, décédée le 29 novembre 1962).
  • Ayant habité quelques mois sur les hauteurs de Vienne à Ste. Blandine, il réside a partir de 1932 au n°3 de la rue de la Chaîne en plein centre ville.

La pièce principale de son appartement donnant sur la place de l'hôtel de ville est transformée en atelier séjour, et tous les moments dont il peut disposer sont consacrés à la peinture et à la musique en compagnie de son ami Weinzaepfel.

C'est un voyage en Provence qui le révèle à lui même ; l'intense luminosité des ciels méditerranéens, la richesse des coloris que l'on y rencontre dans les sites les plus divers éclaircissent la palette de l'artiste.

De ce fait, les mois de vacances scolaires se passent en Corse et dans le midi de la France qu'il ne cesse de parcourir, la boite de peinture en bandoulière, et le chevalet fixé sur le porte bagage de sa bicyclette.

Il glane aussi des notes colorées soit sur des carnets de croquis soit sur des toiles de formats réduits.

  • A VIENNE, sa Ville accueille souvent des expositions dans les vitrines de M. Girard Dupré rue de la Chaîne.

Il est membre de la Société des Artistes Français où il expose chaque année au salon de Paris a partir de 1931.

En 1939, se trouvant en vacances en Corse à Corté, il est à nouveau mobilisé sur place. Quelques mois plus tard, démobilisé, il retourne à VIENNE où il continue son œuvre avec passion.

Il illustre plusieurs ouvrages de Prosper GIEN écrivain Viennois : " Cristal", "Contes à Micheline" (ed. Martin Ternet).

Il participe aussi à une revue locale "PAGES VIENNOISES" et au magazine trimestriel "L'ÉLECTRICITÉ DE FRANCE" dont les articles sont abondamment illustrés. En 1945, à la demande de Jean d'Auvergne, éditeur de la collection "Soleil en France", il collabore en tant que Directeur Artistique et illustrateur à un ouvrage important "VIENNE EN FRANCE " tiré sur les presses de l'imprimerie Martin Ternet. Cet ouvrage retrace l'histoire de Vienne sur le plan culturel et économique concernant les perspectives d'avenir de la cité. Mais depuis quelques années sa santé décline et le 17 août 1947, il décède d'un infarctus à Saint Tropez, alors qu'il mettait à profit ses loisirs pour retranscrire sur sa palette tout l'éclat coloré des paysages qu'il affectionnait.

Son œuvre est impressionnante par la qualité,la maîtrise du métier de peintre.

Sa peinture se rattache à l'école des luminaristes et des impressionnistes.

Le nombre des toiles produites peut être estimé à environ deux mille.

  • Il est possible de voir des œuvres de l'artiste : au Musée de Narbonne "

Extrait du site Adrien Ouvrier à Vienne